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INTRODUCTION
Le statut des baux commerciaux est
une matière essentiellement mouvante, non pas parce quil savère
être désormais codifié dans le nouveau code de commerce qui en ayant
symboliquement abrogé une partie du décret du 30 septembre 1953 nen
a pas pour autant modifié la substance, mais simplement parce que celui-ci
est dinspiration jurisprudentielle, doctrinale et en évolution
constante.
Initialement, lorsquon parlait dun bail commercial,
on évoquait un acte important de la vie dun commerçant. Aujourdhui
ce bail sapplique à tous les professionnels, commerçants, artisans,
industriels.
Pour les locaux à usage de bureaux, le problème se pose autant
pour la détermination et lélaboration du bail que pour la valeur
locative, lexpertise.
Le but des formations sur les baux commerciaux peut sadapter
autant à un professionnel peu familier du droit des baux commerciaux
et lui permettre de lappréhender suffisamment pour régler des
problèmes simples et consulter en connaissance de cause, ainsi que pour
les professionnels en leur fournissant les références législatives ou
jurisprudentielles indispensables.
Il est également important de remarquer que le statut impose
des règles comme le droit au renouvellement ou la cession du bail, mais
il convient également de noter que de nombreuses dispositions ne sont
pas dordre public et dépendent du contrat signé, de la convention
des parties.
Pour le bon déroulement de la relation entre le locataire et
son bailleur, la négociation est particulièrement importante et les
clauses du contrat pour beaucoup dentre elles peuvent être déterminées
à lamiable.
Tout preneur doit connaître les spécificités de son contrat
:
- durée,
- conditions,
résiliations,
- risques
liés à un changement dactivité,
- conditions
de cession.
Tout bailleur doit également être apte à connaître les conséquences
du bail quil a signé :
- pas
de porte,
- loyer
élevé,
- plafonnement
du loyer,
- indemnité
déviction.
De nombreux problèmes liés au décret du 30 septembre 1953 correspondent
à la situation ou à lévolution économique actuelle.
Il sagit notamment de la fixation du loyer du bail renouvelé,
des travaux et des réparations locatives, des centres commerciaux, de
lincidence des procédures collectives sur le bail commercial.
Dautres points doivent également être analysés, même
sils apparaissent annexes. Il sagit notamment du projet
de loi pour les baux professionnels ou de lagrément des experts
immobiliers en matière de consultations juridiques et de rédaction dactes
sous seing privé.
Le statut des baux commerciaux est dévolution jurisprudentielle
constante, les 16ème chambres A et B de la Cour dAppel de Paris,
comme la 3ème chambre civile de la Cour de Cassation ne cessent de répondre
aux interrogations et de faire évoluer le droit.
La codification du décret a donné lieu à de nombreuses analyses
doctrinales et à plusieurs décisions des Cours dAppel, il faudra
attendre la loi MURCEF (mesures urgentes de réformes à caractère économique
et financier) pour trouver un apaisement concernant la valeur locative
et le déplafonnement.
Dautres domaines du décret donnent lieu à une jurisprudence
importante :
- limmatriculation
des établissements secondaires au registre du commerce
- lapplication
volontaire du statut des baux commerciaux
- le
congé du locataire en cours de bail
- lindemnité
déviction
- le
refus de renouvellement sans indemnité
- lapplication
du décret aux franchisés
- les
critères destimation de la valeur locative
- le
déplafonnement du loyer
- les
conséquences de la codification
- les
locaux monovalents
- la
clause résolutoire
- la
révision du loyer à la baisse
- la
révision du loyer en fin de période triennale
- les
clauses de loyer variable
- les
clauses recettes
- les
conséquences du redressement et de la liquidation judiciaire
Certains souhaitent depuis des années, la suppression du statut
des baux commerciaux.
Certains espéraient que la perspective européenne permettrait
cette suppression.
Le gouvernement a, à de nombreuses reprises, indiqué quaucune
disposition actuelle ni future du plan communautaire ne remettrait en
cause la législation française relative à la propriété commerciale et
à celle du fonds de commerce.
Il nous faut donc aujourdhui encore
étudier et analyser ce statut.
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