|
|
||||||||
|
|
||||||||
|
LA
LETTRE DE L'AFAC : S'ABONNER GRATUITEMENT A LA LETTRE JURIDIQUE. Tous les
sujets évoqués dans la LETTRE DE L' ACTUALITE
JURIDIQUE DE L'IMMOBILIER LOI SRU - PROPOSITION DE
LOI PAR LE SENAT - MODIFICATIONS DE L'ARTICLE 55 ET DE DIVERSES DISPOSITIONS
RELATIVES A L'URBANISME Une précédente proposition
de loi du sénateur BADRE avait été évoquée en août 2002 (voir lettre
de l' Une nouvelle proposition
de loi portant modification de la loi SRU a été annexée au procès
verbal de la séance du sénat du 30 octobre 2002. Ce texte devrait
venir en débat au sénat dans les jours prochains. Il prévoit notamment
la modification de l'article 55 de la loi SRU dans des conditions
proches de celles déjà indiquées dans la précédente lettre de l' D'autres modifications
urgentes sont prévues dans cette proposition de loi, elles concernent
notamment : la suppression de la faculté pour les communes de
fixer dans le plan local d'urbanisme (PLU) une surface minimum de
parcelle - la suppression des dispositions relatives aux divisions
de parcelles qui permettaient de limiter les constructions nouvelles
en fonction des droits à construire restants - la règle en vertu de
laquelle il n'est pas possible d'ouvrir de nouvelles zones à l'urbanisation
future en l'absence de schémas de cohérence territoriale (SCOT) dans
un périmètre situé à 15 kms de la périphérie des agglomérations de
plus de 15 000 habitants. Il convient
également de noter qu'une enquête sénatoriale auprès des représentants
des maires de France et des principaux acteurs du secteur de l'urbanisme
et de la construction confiée à Monsieur le Sénateur BRAYE est toujours
en cours ; l'ensemble
des résultats de cette enquête sera connu à la fin 2002 et devrait
donner lieu à une autre proposition de modification de la loi SRU.
Enfin il ressort des projets de réformes du ministre de l'intérieur
d'autres possibilités de modifications de la loi SRU.
Dernière
minute: Le projet a été examiné
en commission lors de la séance du mardi 5 novembre, la commission
a adopté à la majorité la proposition de loi portant modification
de la loi SRU qui a été fixée à l'ordre du jour du sénat le MARDI
12 NOVEMBRE pour conclusions de la commission des affaires
économiques sur la proposition de loi de Monsieur Dominique BRAYE
et plusieurs de ses collègues portant modification de la loi Solidarité
et Renouvellement Urbains. NB : Cette proposition
de loi sera traitée par l'
PROGRAMME
DE RENOVATION URBAINE - MINISTRE DELEGUE A LA VILLE ET A LA RENOVATION
URBAINE JEAN LOUIS BORLOO - 30 OCTOBRE 2002 Le projet présenté par
le Ministre a pour objectif un renouvellement urbain en modifiant
durablement les conditions d'habitat et d'environnement dans les quartiers
prioritaires définis par la politique de la ville. Création d'un "guichet
unique" donnant l'accès à l'ensemble des financements. Constitution
d'un comité réunissant l'ensemble des bailleurs de fonds et des organismes
financiers engagés dans la rénovation urbaine dès le début de l'année
2003, comité d'engagement pour la rénovation urbaine regroupant l'ensemble
des crédits budgétaires et les organismes financiers, organismes bailleurs,
partenaires sociaux qui gèrent le 1% dans le cadre de l'UESL ,
CDC et ANAH. Création d'une mission pour la rénovation urbaine dont
l'objectif sera d'assister tous les porteurs de projets et notamment
les communes qui conduisent la politique urbaine. Construction, destruction
et réhabilitation des logements sociaux. Réaménagement des habitats
dégradés dans les quartiers historiques. Mobilisation des logements
vacants. Revalorisation des quartiers. Le ministre a annoncé que l'optimisation du dispositif
permettra de mobiliser à la fois les crédits d'investissements du
ministère chargé de la ville ainsi que ceux du ministère chargé
du logement. L'état mobilisera pour la politique de la ville un milliard quatre cent euros supplémentaires sur la période
2004-2008 dont 155 millions de crédits d'investissement du ministère
de la ville, 250 millions de crédits du ministère du logement, les
fonds du 1% logement (457 millions) les fonds propres des HLM et des
crédits de la caisse des dépôts. Par ailleurs des propositions seront
faites pour traiter des copropriétés dégradées estimées à 100 000
dans les banlieues, ainsi que des mesures en faveur de l'emploi, de
la politique des zones franches, pour développer l'insertion. Une
charte sur la rénovation urbaine précisant les engagements des partenaires
concernés sera signée prochainement. Ce texte précisera notamment les nouvelles modalités
financières et les adaptations législatives favorisant les procédures
d'urgences éventuellement nécessaires dans les sites de rénovation
urbaine. Par ailleurs un comité interministériel des villes, présidé
par le 1er ministre présentera les actions complémentaires
indispensables à ce programme de reconquête urbaine : accompagnement
social, d'éducation, de formation, d'insertion et de soutien à l'activité
économique. Enfin un projet de loi d'orientation et de programmation
pour la ville et la rénovation urbaine sera proposé au parlement en
2003. LOGEMENT - ORIENTATIONS
DU GOUVERNEMENT - CONFERENCE DE PRESSE DE MONSIEUR GILLES DE ROBIEN
DU 30 SEPTEMBRE 2002 Lors de cette conférence de presse,
le ministre a indiqué les orientations du gouvernement en matière
de logements pour 2002 - 2003 en précisant notamment que pour l'accession
à la propriété l'objectif est d'améliorer l'articulation du prêt à
taux zéro et du P. A. S. , de développer la location - accession,
d'améliorer en partenariat avec les banques l'ingénierie financière
de l'accession à la propriété et de relancer contractuellement la
vente HLM. Concernant le locatif libre, les réflexions portent
sur le statut fiscal du bailleur, l'amélioration du dispositif d'amortissement
fiscal pour l'adapter aux marchés tendus, la mobilisation de l'épargne
des français en faveur de l'immobilier et enfin, d'assurer une meilleure
protection contre le risque d'impayés de loyer. Pour le locatif
aidé, l'objectif est d'améliorer la qualité de vie au quotidien
et la sécurité des habitants, d'améliorer l'image du logement aidé,
de mettre en place un conventionnement global avec les organismes
d'HLM et de redéfinir le surloyer pour fluidifier le parc. Concernant
la lutte contre l'exclusion, il faut simplifier et regrouper
les dispositifs locaux existants, mettre en place un accompagnement
social pour les locataires en impayés de bonne foi, développer les
pensions de famille et développer et améliorer les outils existants
pour lutter contre l'habitat indigne. PROJET DE LOI DE FINANCES
POUR 2003 - ARTICLE 4 BIS - DISPOSITIF « BESSON » - LOCATION AUX ASCENDANTS OU DESCENDANTS Un amendement au projet de loi de finances
pour 2003 prévoit la possibilité pour les contribuables qui souhaitent
bénéficier de la déduction fiscale au titre de l'amortissement des
logements neufs, de louer ces logements à leurs ascendants ou descendants,
s'ils ne sont pas membres de leur foyer fiscal. Cette disposition
serait applicable aux logements acquis neufs ou en l'état futur d'achèvement
ou construits à compter du 9 octobre 2002, ainsi qu'aux locaux affectés
à un usage autre que l'habitation acquis à compter de la même date
par le contribuable qui les transforme en logements. En revanche,
elles ne concerneraient ni les propriétaires de logements anciens
entrant dans le champ d'application
de la déduction forfaitaire majorée de 25 %, ni les propriétaires
souhaitant bénéficier de la déduction forfaitaire majorée de 60 %
prévue dans le cadre du dispositif « LIENEMANN » LOGEMENTS SOCIAUX - ELECTIONS
DU 15 NOVEMBRE AU 15 DECEMBRE 2002 Comme chaque année aura lieu l'élection
par les locataires des HLM de leurs représentants au conseil d'administration,
le législateur a prévu cette année qu'en plus des locataires des organismes
HLM, pourront voter les locataires des SEM. Plus de 12 millions d'habitants
sont concernés. D'autres mesures nouvelles ont également été prises :
- la durée du mandat des administrateurs locataires a été portée à
4 ans au lieu de 3 ans auparavant
- le collège électoral a été étendu aux sous-locataires d'association
d'insertion et aux occupants de bonne foi qui ont régularisé leurs
dettes - Pourra participer à ces élections tous locataires quelle
que soit sa nationalité, ayant un contrat de location signé depuis
plus de 6 semaines. Il est également prévu une plus grande implication
des locataires qui participeront aux décisions prises en conseil d'administration
ou de surveillance à savoir : - l'approbation du budget et donc
des évolutions de loyers, immeuble par immeuble - le programme des
travaux d'entretien et de réparations - les programmes de constructions
neuves ou de réhabilitation du patrimoine existant. BAIL COMMERCIAL - RENOUVELLEMENT
- BAIL D'ORIGINE DE 12 ANS - DESACCORD DES PARTIES - BAIL RENOUVELE 9 ANS - ARRET DE LA COUR DE CASSATION 3ème
CHAMBRE CIVILE DU 2 OCTOBRE 2002 (2
arrêts) Un bail commercial initial de 1973
avait été conclu pour une durée de 12 ans , le bailleur à l'expiration
du bail en 1985 délivre un congé avec offre de renouvellement, le
loyer du bail renouvelé est fixé par voie de justice, en 1994, le
preneur fait signifier une demande de renouvellement pour 9 ans. Le
bailleur assigne son locataire en stipulant que cette demande doit
être déclarée nulle dans la mesure où le bail avait été renouvelé
aux clauses et conditions du bail initial, à savoir pour 12 ans et
qu'il se terminait donc en 1997. La cour de cassation rejette l'action
du bailleur car le bail renouvelé est un nouveau bail et ne constitue
pas la simple continuation du bail initial. Il en résulte que la formule
« bail renouvelé aux clauses et conditions du bail venu à expiration »
exclu la durée puisque celle-ci est fixée légalement par les dispositions
d'ordre public de l'article L 145-12 du code de commerce aux termes
duquel la durée du bail renouvelé est de 9 ans sauf accord contraire
des parties. A défaut d'exprimer lors de la rédaction du contrat, la volonté
de s'engager pour 12 ans pour le bail initial et les renouvellements
successifs le bail n'est renouvelé que pour 9 ans. Il semble donc
désormais très important notamment pour les baux dans les centres
commerciaux, de prévoir une clause expresse dans le bail, par laquelle
les parties ont décidé de renouveler leur contrat pour une durée supérieure
à 9 ans. NB : Toute la jurisprudence de
la cour de cassation du mois d'octobre 2002 sera traitée par l' BAUX COMMERCIAUX - AUGMENTATION
DE L'IMPOT FONCIER - RENOUVELLEMENT DU BAIL - DEPLAFONNEMENT - ARRET
DE LA COUR DE CASSATION - 3ème CHAMBRE CIVILE DU 2 OCTOBRE
2002 La cour de cassation confirme sa jurisprudence
antérieure et la possibilité pour le bailleur d'invoquer la hausse
des impôts dont il est redevable pour obtenir la fixation du loyer
de renouvellement à la valeur locative et donc le déplafonnement.
En effet, « les obligations découlant de la loi et génératrices
de charges pour l'une ou l'autre partie depuis la dernière fixation
du prix peuvent être invoquées par celui qui est tenu de les assumer ».
L'augmentation de l'impôt foncier résulte de la loi et doit donc être
pris en compte pour fixer le loyer du bail renouvelé. BAIL COMMERCIAL - RESILIATION
- CENTRE COMMERCIAL - REUSSITE COMMERCIALE - COUR D'APPEL DE PARIS 16ème CHAMBRE A Un bailleur responsable d'un centre
commercial donne à bail divers locaux. Dans le bail, une clause spécifique :
« appliquer un concept commercial déposé et protégé, censé attirer
la clientèle, et une garantie pendant 5 ans de n'apporter aucune modification,
s'engageant à mettre en ouvre les
moyens propres à maintenir pendant la durée des baux, la spécificité
du concept ». Trois ans
après l'ouverture du centre, le bailleur abandonne le concept commercial
et l'année d'après le centre commercial est purement et simplement
fermé. Un des locataires l'assigne pour obtenir une indemnisation
arguant de la faute du bailleur et demandant que la résiliation du
bail soit reconnue à ses torts exclusifs. La cour d'appel reconnaît
le bien fondé de la demande en rappelant que le bailleur de locaux
situés dans un centre commercial n'a pas en principe à assurer la
réussite commerciale du centre, sauf lorsqu'il garanti la viabilité
du centre par une clause spécifique du bail. La cour d'appel a alloué
au locataire une indemnisation de 440 000 euros en indemnisation de
la perte d'investissement, d'exploitation et de clientèle. Il faudra
maintenant attendre la jurisprudence de la cour de cassation. BAIL COMMERCIAL - BAIL DEROGATOIRE
- CONVENTION D'OCCUPATION PRECAIRE - ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS
16ème CHAMBRE B. Les juges ne sont pas liés par la qualification
choisie par les parties dans le bail., que ce soit une convention
d'occupation précaire ou autre, et ils peuvent juridiquement requalifier le bail (dérogatoire ou 9 ans). Pour qualifier
la convention d'occupation précaire, il faut « que les circonstances
de son terme soit dues à des circonstances exceptionnelles non inhérentes
à la volonté du bailleur ou du locataire ou à l'inverse soit du à
la seule volonté du bailleur ». La 16ème chambre B
affirme que ces conditions sont obligatoires et que si elles ne sont
pas remplies, elle peut et doit requalifier. En l'espèce, il s'agissait
de trois conventions (23 - 23 et 12 mois). Les juges ont requalifié
ces conventions en baux dérogatoires au statut des baux commerciaux.
Il est tout de même intéressant de constater que la cour d'appel n'a
pas requalifié en bail 9 ans - décret de 1953. BAIL A CONSTRUCTION - TVA
- COUR ADMNISTRATIVE D'APPEL DE BORDEAUX 9 AVRIL 2002 La cour administrative d'appel de BORDEAUX
a jugé que le preneur de bail à construction qui, après avoir édifié
l'immeuble prévu achète le terrain au bailleur puis vend le tout,
est assujetti à la TVA au titre
de cette dernière opération tant sur le terrain que sur l'immeuble. BAIL - VENTE DU BIEN - NOUVEAU
PROPRIETAIRE - ACTION EN EXPULSION CONTRE LE LOCATAIRE - ARRET DE
LA COUR DE CASSATION 3ème CHAMBRE CIVILE DU 2 OCTOBRE 2002 En l'espèce, il s'agit de la vente
d'un bien à savoir un terrain, le nouveau propriétaire agit contre
le locataire en expulsion pour non paiement des loyers ; des
loyers importants étaient dus avant la vente du bien, depuis qu'il
y a un nouveau propriétaire, les loyers en cours sont payés. La cour
de cassation casse l'arrêt de la cour d'appel de METZ qui avait prononcé
la résiliation du contrat de location, en effet, l'acquéreur de l'immeuble
ne peut agir contre le locataire pour des manquements au bail,
antérieurs à la vente sauf cession de créance ou subrogation
expresse. REGLEMENT DE COPROPRIETE
- INTERDICTION D'ACTIVITE COMMERCIALE - PRESCRIPTION DE L'ACTION -
ARRET DE LA COUR DE CASSATION 3ème CHAMBRE CIVILE DU 2
OCTOBRE 2002 Le syndicat des copropriétaires, défendeur
à une action en nullité de décision d'une assemblée générale, avait
formé appel incident et demandé que soit imposé à la société G. de
respecter les stipulations du règlement de copropriété et que lui
soit interdit d'exercer une activité commerciale non autorisée dans
des lots affectés exclusivement au stationnement de véhicules. La
cour d'appel qui a retenu que la preuve était rapportée de ce que
les locaux du sous-sol avaient fait l'objet de baux commerciaux depuis
plus de 30 ans, sans aucune interruption, ni contestation de la part
de la copropriété, a pu en déduire que l'action du syndicat était
prescrite. URBANISME - EXPROPRIATION
- DATE DE REFERENCE - ARRET DE LA COUR DE CASSATION 3ème
CHAMBRE CIVILE DU 2 OCTOBRE 2002 A défaut d'accord amiable, le prix
d'acquisition des immeubles soumis au droit de préemption urbain est
fixé par la juridiction compétente en matière d'expropriation ;
la date de référence prévue à l'article L 13-15 du code de l'expropriation
pour cause d'utilité publique est la date à laquelle est devenu opposable
aux tiers le plus récent des actes rendant public, approuvant, révisant
ou modifiant le plan d'occupation des sols et délimitant la zone dans
laquelle est situé le bien. CONTRAT DE TRAVAUX - SOUS-TRAITANCE
- ENTREPRENEUR PRINCIPAL - OBLIGATIONS 3 ARRETS DE LA COUR DE CASSATION
3ème CHAMBRE CIVILE DU 2 OCTOBRE 2002 Dans
les deux premiers arrêts : « pour les contrats de
travaux de bâtiments et de travaux publics, le maître de l'ouvrage
doit, s'il a connaissance de la présence sur le chantier d'un sous-traitant
n'ayant pas fait l'objet des obligations définies à l'article 3, mettre
l'entrepreneur principal en demeure de s'acquitter de ses obligations ». Dans le 3ème arrêt :
« le maître de l'ouvrage doit s'il a connaissance de la présence
sur le chantier d'un sous-traitant n'ayant pas fait l'objet des obligations
définies à l'article 3 mettre l'entrepreneur principal en demeure
de s'acquitter de ses obligations ; si le sous-traitant accepté,
et dont les conditions de paiement ont été agréées par le maître de
l'ouvrage, ne bénéficie pas de la délégation de paiement, le maître
de l'ouvrage doit exiger de l'entrepreneur principal qu'il justifie
avoir fourni la caution. CONTRATS ADMNISTRATIFS -
MARCHES PUBLIC - LOI MURCEF - CONSEIL D'ETAT - AVIS DU 29 JUILLET
2002 En se référant à l'article 2 de la
loi MURCEF le conseil d'état a rappelé le caractère administratif
des marchés publics passés après une mise en concurrence mais également
de tous les contrats inférieurs au seuil de 90 000 euros hors taxe.
L'ensemble des marchés publics, qu'ils soient conclus sans formalité
préalable ou passés selon une procédure formalisée imposée par le
code des marchés publics, sont tous considérés comme passés en application
du code des marchés publics et relèvent donc de la compétence du juge
administratif. COPROPRIETE - LOI CARREZ - ARRET DE LA COUR DE CASSATION
2ème CHAMBRE CIVILE DU 3 OCTOBRE 2002 Un jugement d'adjudication (bien vendu
sur poursuites de saisie immobilière) ne constitue pas un contrat
réalisant ou constatant une vente. Dès lors les dispositions de la
loi du 18 décembre 1996 dite « loi CARREZ » ne s'appliquent
pas aux ventes sur poursuites de saisie immobilière. BANQUE - PROMOTEUR IMMOBILIER
- CAUTION - RESSOURCES DES CAUTIONS - ANNULATION - NON - ARRËT DE
LA COUR DE CASSATION COMMERCIALE DU 8 OCTOBRE 2002 Un marchand de bien et promoteur immobilier
créé une société anonyme et se porte acquéreur de plusieurs immeubles
à Paris avec le concours financier d'un organisme bancaire. Les différents
associés se portent caution solidaire pour des montants élevés représentant
20 % des prêts accordés. La banque fait jouer la responsabilité des
cautions, la société étant défaillante. Les cautions (directeur général
et président du conseil d'administration) invoquent le caractère disproportionné
de leur engagement par rapport à leurs ressources. La cour de cassation non seulement rappelle
le caractère professionnel et compétent des cautions, le succès escompté
de l'opération immobilière entreprise par la société mais surtout
le fait que la banque qui n'a pas de connaissance particulière sur
les ressources des cautions n'engage pas de ce fait sa responsabilité
à leur égard. LOI DE MODERNISATION SOCIALE
- CONGE DONNE PAR LE LOCATAIRE - PREMIER EMPLOI - QUESTION ECRITE
- REPONSE MINISTERIELLE DU 14 OCTOBRE 2002 La loi de modernisation sociale donne
au locataire un délai de préavis réduit à un mois au lieu de trois
en cas d'obtention d'un premier emploi. La notion de premier emploi
étant très imprécise, la question posée au ministre consistait à la
définir, la réponse donnée apparaît très extensive. Pour l'obtention
d'un premier emploi, il convient de considérer la date d'affiliation
au régime de la sécurité sociale comme date de référence du premier
emploi du locataire quelle que soit la forme du contrat de travail
(contrat à durée indéterminée, contrat à durée déterminée ou première
mission d'intérim). IMMATRICULATION OBLIGATOIRE
DES SOCIETES CIVILES - NON REALISATION - CONSEQUENCES - QUESTION ECRITE
DU 21 OCTOBRE 2002 La lettre de l' PRET IMMOBILIER - PROTECTION
DU CONSOMMATEUR - FORME DE L'ACCEPTATION - CONSEQUENCES - ARRET DE
LA COUR DE CASSATION 1ère CHAMBRE SOCIALE DU 29 OCTOBRE
2002 Selon l'article L312 -10 alinéa 2 du
code de la consommation, l'acceptation de l'offre d'un prêt immobilier
qui doit intervenir à l'expiration du délai de 10 jours après sa réception,
doit être donnée par lettre, le cachet de la poste faisant foi. En
application de l'article L 312-33 du code de la consommation, la seule
sanction civile de l'inobservation de cette règle de forme est la
perte en totalité ou en partie du droit aux intérêts dans la proportion
prévue par le juge. DELAI RAISONNABLE D'UNE PROCEDURE - JURIDICTION ADMNISTRATIVE
- RESPONSABILITE DE L'ETAT POUR FAUTE SIMPLE - CONSEIL D'ETAT Ass
28 JUIN 2002 La France a déjà été condamnée à plusieurs
reprises par la cour européenne des droits de l'homme pour violation
du délai raisonnable, en raison de la durée excessive des procédures
devant la juridiction administrative. Dans cet arrêt c'est le conseil
d'état, assemblée du contentieux qui a admis que le caractère déraisonnable
du délai mis au jugement d'une affaire est de nature à engager la
responsabilité de la puissance publique.
Reconnaissant que la lenteur de la justice administrative n'est
plus acceptable. Selon le conseil d'état le caractère raisonnable
du délai de jugement d'une affaire doit s'apprécier de manière à la
fois globale (exercice des voies de recours) et concrète (complexité,
conditions de déroulement de la procédure). BANQUE - CAUTIONNEMENT -
MENTIONS OBLIGATOIRES - ARRET DE LA COUR DE CASSATION - 1ère
CHAMBRE CIVILE DU 29 OCTOBRE 2002 La cour de cassation dans cet arrêt
rappelle les mentions obligatoires devant figurer dans l'acte de caution.
En vertu de l'article 2016 du code civil, le cautionnement indéfini
d'une obligation principale s'étend à tous les accessoires de la dette
et l'article 1326 du code civil quant à lui limite l'exigence de la
mention manuscrite à la somme ou à la quantité due, sans l'étendre
à la nature de la dette à ses accessoires ou à ses composantes. LOI DU 9 SEPTEMBRE 2002
D'ORIENTATION ET DE PROGRAMMATION DE LA JUSTICE - CONSTRUCTION D'ETABLISSEMENTS
PENITENTIAIRES - PROCEDURE D'EXPROPRIATION D'EXTREME URGENCE. Le recours à la procédure d'expropriation
d'extrême urgence est prévu pour la construction ou l'extension d'établissements
pénitentiaires. Ce recours est limité dans le temps. Les décrets pris
pour l'expropriation des terrains bâtis ou non bâtis devront être
signés au plus tard le 30 juin 2007. Les articles L 314-1 L 314-2
et L 314-6 du code de l'urbanisme s'appliqueront en l'espèce. LOI NRE - ARTICLE 53 - CONDITIONS
DE REGLEMENT L'article 53 de la loi NRE a des conséquences
particulièrement importantes pour les sociétés. En effet, cet article
a modifié les articles L 441-3 et L 441-6 du code de commerce. Les
sociétés doivent dans la rédaction des conditions de vente et sur
toutes les factures ajouter des mentions obligatoires relatives aux
conditions de règlement. Les conséquences fiscales de cet article
sont importantes. Avant cette loi les services fiscaux admettaient
que les pénalités de retard ne soient comptabilisées qu'après mise
en demeure. Aujourd'hui les droits à pénalités ou remises sont certains,
les services fiscaux doivent donc les traiter « en créances acquises »
et ce qu'ils aient ou non été comptabilisés par l'entreprise. DECRETS ARRETES CIRCULAIRES COMMISSION NATIONALE DU
DEBAT PUBLIC - CNDP - DECRET DU 5 SEPTEMBRE 2002 - DECRET DU 22 OCTOBRE
2002 - J O DU 23 OCTOBRE 2002 La loi du 27 février 2002 a renforcé
les prérogatives de la CNDP, désormais autorité administrative indépendante
avec une extension de compétence pour certains projets de maître d'ouvrage
privé. Le décret du 5 septembre 2002 désigne le président, les vices
présidents et les 18 membres qui la composent. Le décret du 22 octobre
2002 prévoit la liste des opérations relatives aux projets d'aménagement
ou d'équipement devant être rendus publics par le maître de l'ouvrage,
le décret prévoit également qu'en cas de saisine de la CNDP, celle-ci
en informe le maître d'ouvrage ou à défaut la personne publique responsable,
sont également prévues les modalités de déroulement du débat public
et les règles de publicité applicables à l'issu de celui-ci. DUREE DE TRAVAIL HEBDOMADAIRE
- LOI DES 35 HEURES - AMENAGEMENT
- DECRET N° 2002 - 1257 DU 15 OCTOBRE 2002 Ce décret modifie les règles concernant
le contingent d'heures supplémentaires et notamment le décret d'application
des lois AUBRY. Le contingent annuel passe de 130 à 180 heures. La
règle dérogatoire pour les entreprises de 20 salariés au plus disparaît.
Enfin l'article 3 du décret prévoit que le ministre chargé du travail
présente à la commission nationale de la négociation collective au
plus tard le 1er juillet 2004 un bilan de la négociation
collective relatif à la fixation des contingents d'heures supplémentaires
et du recours aux heures supplémentaires et que c'est au vu de ce
bilan et après avis du conseil économique et social qu'il sera procédé
au réexamen des dispositions réglementaires relatives aux contingents
d'heures supplémentaires. CIRCULAIRE DU 18 AVRIL 2002
- ENTREPRISES - SECURITE - ENTREEE EN APPLICATION LE 7 NOVEMBRE 2002 La circulaire du 18 avril 2002 est
entrée en application le 7 novembre 2002. Elle prévoit notamment que
l'ensemble des sociétés françaises de 1 salarié et plus doivent tenir
à la disposition des délégués du personnel, du médecin du travail
et du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail,
un « document unique » recensant de manière exhaustive les
risques travailleurs. Dans ce document, les risques doivent être consignés
en fonction de leur degré de fréquence et de gravité et mis à jour
au moins une fois chaque année. Exemples de risques : amiante
- stress - risques à effets différés liés aux substances dangereuses
- bruit - poussière - chaleur - postures répétitives. DECRET N° 2002 - 1209 DU
27 SEPTEMBRE 2002 PRIS POUR L'APPLICATION DE L'ARTICLE 1ER
- III DE LA LOI DU 11 DECEMBRE 2001 DITE « LOI
MURCEF « - COLLECTIVITES TERRITORIALES La loi MURCEF prévoit que certaines
communes et leurs groupements peuvent bénéficier d'une assistance
technique de l'état « nécessaire à l'exercice de leurs compétences
dans les domaines de la voierie, de l'aménagement et de l'habitat ». Le décret du 27 septembre 2002 vient
compléter cet article en définissant les critères permettant de réclamer
le bénéfice de cette aide (population et potentiel fiscal). Et en
précisant le contenu de cette assistance. ACTUALITE LEGISLATIVE ET
PROJETS DE REFORMES CHARGES SOCIALES - ALLEGEMENT
- PROJET - NOUVEAU DISPOSITIF Dans le cadre de l'allégement des charges
sociales serait prévu un dispositif unique : l'aide AUBRY II
et la réduction unique dégressive sur les bas salaires devraient être
remplacées par un nouveau dispositif d'allégement de cotisations patronales
de sécurité sociale calculé en fonction du salaire horaire. A l'inverse
de l'aide AUBRY II le nouveau dispositif ne serait plus lié au respect
d'un quelconque horaire collectif. Tous les employeurs pourraient
y prétendre, aussi bien les entreprises déjà aux 35 heures que celles
encore aux 39 heures. L'aide accordée serait dégressive pour être
nulle au niveau d'un salaire horaire supérieure ou égal à 1,7 SMIC.
L'entrée en vigueur : l'aide AUBRY II et la réduction unique
dégressive devraient disparaître le 30 juin 2003, le nouveau dispositif
entrerait en vigueur le 1er juillet 2003. CREATION D'ENTREPRISES -
TRANSMISSION D'ENTREPRISES - PROJET DE LOI DE MONSIEUR RENAUD DUTREIL
DU 7 OCTOBRE 2002 Ce projet s'articule autour de 6 grands
thèmes. Faire de la création un acte accessible à tous, simple et
rapide avec notamment la possibilité de créer une société avec un
capital social d'un euro et l'instauration d'un récépissé de création
d'entreprises RCE. Lancer des passerelles vers l'entreprise en encourageant
l'initiative économique des salariés. Financer l'initiative économique,
les fonds d'investissement de proximité (FIP) auraient les mêmes caractéristiques
que les fonds communs de capital risque. Réductions d'impôt pour l'investissement
direct dans les sociétés non cotées. Accompagner
socialement les projets : pendant la première année d'activité
de l'entreprise, le créateur bénéficiera d'un report de ses charges
sociales. Faciliter la reprise et la transmission d'entreprises notamment
en allégeant la fiscalité. Stimuler l'esprit d'entreprendre. ORGANISATION DECENTRALISEE
DE LA REPUBLIQUE - PROJET DE LOI CONSTITUTIONNELLE Le projet de loi constitutionnelle
vise à inscrire la région dans la constitution, à autoriser l'expérimentation
locale, à favoriser la coopération entre les collectivités qui le
souhaitent et à autoriser la mise en ouvre des référendums locaux. CALENDRIER DE LA SESSION
PARLEMENTAIRE 4ème TRIMESTRE 2002 Le budget de l'état et la loi de financement
de la sécurité sociale. Projet de loi relatif aux salaires,
au temps de travail et au développement de l'emploi. Projet de loi aménageant la loi de
modernisation sociale. Réforme constitutionnelle sur la décentralisation.
|
||||||||